Macadam's Blog . Constance

9 janvier 2009

TI AMO …

Classé dans : "Envoyez-moi une lettre d'amour..." — Constance @ 11:42

dsc_0246-16Mon coeur
Qui est là sur ma table
Comme une offrande

là dans ma main
Dont l’annulaire est cerné
d’une bague argentée

Que fous-tu en Tarn et Garonne
à vivre ta vie de garçonne ?
Fuis-tu avec soin tes babouins ?

Je te souhaite, je nous souhaite
Pour l’année 2006,
Amour, débarras, Équilibre
Amour de nous, en nous, pour toi et moi, libres
Débarras de boulets, bagages, béquilles et bêtabloquants
Équilibre sur le fil de la vie

Ti amo

Patricio

De MIMI VAURIEN à GABRIELLE

Classé dans : "Envoyez-moi une lettre d'amour..." — Constance @ 08:05

dsc_0246-15La fin de nos attentes à quelques encablures, l’oubli pour moi de onze mois de galère, l’enterrement d’un quotidien qui s’engloutit ma vie sans que j’y puisse rien, je n’ai pas de boussole, la route est malaisée. Nationales à trois voies, départementales à deux voies et chemin vicinal en bordure de rivière, approche du bonheur dans l’immobilité des pins, dans le silence des châtaigniers…
Cinq cents kilomètres aujourd’hui en pilotage automatique — ma manière personnelle de pratiquer le yoga dans l’envol des distances : l’oeil grand ouvert capte l’information, la dirige aussitôt vers la zone du cerveau dévolue au traitement des données immédiates, données aussitôt muées en ordres, ordres illico retransmis par les fibres nerveuses aux muscles conducteurs, lesquels agissent sur le pied, le bras négociateur des courbes et le petit doigt chargé du clignotant, sans que l’esprit s’en mêle. La maîtrise des soupapes, de l’admission des gaz et de la pression des fluides sur la mâchoire des freins devient de la sorte une tâche secondaire, comme il en est de la calligraphie pour votre main de poétesse, et la conduite s’écrit, dans l’élégance de vos pleins et déliés, de vos discrets retours à la ligne, avec une déconcertante aisance qui permet à l’esprit, déchargé des soucis de matière (ainsi que de lui-même), de s’élever au fil des kilomètres, de se déployer dans une sphère dont le diamètre s’élargit à mesure que l’abreuvent pensées et paysages, monologues intérieurs, discours aux populations assemblées des villages, sourires à votre image, perception de votre voix dans le chuintement des pneus, de l’éclat de votre regard dans le poli des capots et des ailes, de votre élégance dans le dépassement de véhicules en files trébuchantes… Vous dire, muse inquiétée par l’aiguille du compteur, qu’il m’aurait fallu un millier d’électrodes plantées dans le cuir chevelu, de vingt rames de papier, de dix imprimantes en batterie pour vous transmettre ne serait-ce que le centième de ce voyage en transcendance, tout occupé de vous. Qui d’autre que vous pouvait en effet me comprendre, m’accompagner en ces changements souples de cap, ces brusques ascensions, ces orgueilleux planés au-dessus des prairies ? Vers quel autre visage que le vôtre aurais-je pu me tourner en ces heures éblouies ? Légère et amusée, vous me teniez entre vos mains sur une île en plein ciel.


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