
Au crépuscule de la mémoire, si nous devions nous revoir, nous parlerons à nouveau et vous me chanterez un chant plus ample.
Si nos mains se rencontrent dans un autre rêve, nous lancerons une autre tour dans le ciel.
K. Gilbran

Au crépuscule de la mémoire, si nous devions nous revoir, nous parlerons à nouveau et vous me chanterez un chant plus ample.
Si nos mains se rencontrent dans un autre rêve, nous lancerons une autre tour dans le ciel.
K. Gilbran

Un billet d’Héléna me pousse ici. Longtemps que la colère couve en moi. Mais, ne pique pas une colère qui veut. Je fais partie de ceux qui encaissent, qui pardonnent … Les « trop bons trop cons » en quelque sorte. Je passe un temps fou à chercher des excuses aux autres. Erreur !! Ça vous empoisonne, ça vous bouffe de l’intérieur. Ça vous rend petit en dedans, rabougri, ratatiné. Ça vous fripe le moral, ça vous pourri la vie !
Si je faisais ici l’inventaire de toutes les saloperies, les tromperies, les mensonges … Tous les malpropres, les vauriens, les lâches, les égoïstes, les manipulateurs, les utilisateurs vous savez, ceux qui vous prennent quand ils ont besoin de vous et qui vous jettent après … les minables … Minables … Tous les minables …
Oui, je pourrais crier … comme Arno…
Et il y a une rage, une colère dont je ne décolère pas, depuis trop longtemps, chaque jour.
Les voyous en col blanc
Aucune excuse pour les voyous en col blanc, ceux qui nous donnent des leçons à longueur d’année, qui ont des haut le cœur devant un tag sur un mur, qui regardent d’un air supérieur le voleur d’oranges. Ceux qui disent « la racaille dehors », les nettoyeurs au karcher, les préchi-préchas à la bonne conscience, ceux qui disent qu’ils faut construire des prisons, qui tournent le dos devant un mendiant et rejoignent leur grosse bagnole les mains sales dans les poches.
Vous messieurs les voyous sûr de vous. Vous vous croyez des hommes parce que vous jouez au monopoly grandeur nature. Minable. Vous faites un peu moins les mariolles aujourd’hui, maintenant que vos malversations s’étalent au grand jour. Vous n’avez pas que l’argent sale, les mains sales, vous êtes sale de la tête au pied.
Avant vous, Oh le monde n’était pas parfait, loin s’en faut. Mais, depuis vous, à chaque fois que je mets ici une photo de ce beau pays, je suis obligée de penser à vous.
Je ne suis plus que nausée et dégout.
Ou alors, se barbouiller de la voix d’Arno. Se goinfrer de décibels à s’en mettre par dessus les oreilles. Boire sa rage et sa tendresse au goulot. Manger ses mots avec les doigts. S’en repaître jusqu’à plus faim, plus soif …
Vive l’eau… vive l’eau … qui rend propre et qui rend beau ….
Se laisser aller sous son voile voluptueux. Poser les armes. Savourer sa caresse. C’est le moment de mollir, de ramollir, de diluer la douleur dans l’eau apaisante.
Apaiser … Il faut apaiser … Apaiser l’âme tourmentée, la ramener au calme. Apaiser le doux, le tendre, qui font si mal.
Diluer les révoltes. Se mettre hors jeu. Se rendre.
Et pourquoi ne faites-vous pas semblant …
Faites semblant de m’aimer, je ferai semblant d’y croire …
Ainsi, entre rêve et réalité, je fermerai les yeux et me laisserai bercer sur les vagues de l’espoir …

Le savoir du peuple aujourd’hui
Est un brouillard sur les champs.
Lorsque le soleil montera à l’horizon
Ses rayons dissiperont la brume.
Khalil Gibran
Parce qu’il n’y a pas de mots pour dire les plus grandes douleurs

Depuis ce monde virtuel qui n’en est plus un quand les amis sont dans la peine. Je te serre fort dans mes bras Michel.
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Tu es venu au rendez-vous. Mon coeur n’en fini pas de tambouriner de joie. L’année dernière, encore bébé, déjà ce regard, plus près encore, tu deviens grand. Nous échangeons des ondes d’amour … et puis tu t’en vas rejoindre les tiens … Là-bas.