
Je reviens avec la première vraie journée de printemps ! Le jardin est au bord de l’explosion, chaque bourgeon est une promesse …

Je reviens avec la première vraie journée de printemps ! Le jardin est au bord de l’explosion, chaque bourgeon est une promesse …
Je mettrai mon cœur dans du papier d’argent,
Mon numéro d’appel aux abonnés absents.
Mes chansons d’amour resteront là dans mon piano.
J’aurai jeté la clé du piano dans l’eau.
J’irai voir les rois de la brocante.
“Vendez mon cœur trois francs cinquante.“
Tu savais si bien l’écouter
Que ma vie s’est arrêtée
Quand tu m’a quitté.
Je voulais te dire que je t’attends
Et tant pis si je perds mon temps.
Je t’attends, je t’attends tout le temps
Sans me décourager pourtant.
Comme quelqu’un qui n’a plus personne
S’endort près de son téléphone,
Et sourit quand on le réveille
Mais ce n’était que le soleil.
L’autre jour, j’ai vu quelqu’un qui te ressemble
Et la rue était comme une photo qui tremble.
Si c’est toi qui passe le jour où je me promène,
Si c’est vraiment toi, je vois déjà la scène.
Moi je te regarde
Et tu me regardes.
Je voulais te dire que je t’attends
Et tant pis si je perds mon temps.
Je t’attends, je t’attends tout le temps,
Ce soir, demain, n’importe quand.
Comme quelqu’un qui n’a plus personne
S’endort près de son téléphone
Et qui te cherche à son réveil,
Tout seul au soleil, j’attends.
Je voulais te dire que je t’attends.
Si tu savais comme je t’attends !
Je t’attends, je t’attends tout l’temps.
Quand seras-tu là ? Je t’attends.
Si tu savais comme je t’attends !
Je t’attends, je t’attends tout l’temps.
Je voulais te dire que je t’attends.
Michel Jonasz

Je suis cette maison entre lac et forêt
Ma tête est un grenier où s’entassent souvenirs et passé
Mes bras sont des volets qui s’ouvrent au soleil
Mes yeux se ferment quand tu es là, comme on ferme les persiennes pour retenir l’ombre intime des siestes sans sommeil
Mes voilages gonflés de murmures et soupirs hors d’haleine
Je suis cette maison Hantée que la nuit les fantômes viennent visiter
Mes murs sont usés d’avoir été battus par la pluie et la grêle
Mes jambes vacillent sur les fondations lointaines des sables mouvant du désert
Mon jardin est planté où mes graines ont germées
Ma porte grande ouverte sur le monde qui passe
Je suis cette maison qui raisonne des rires d’enfants sur la terrasse
Au mur est suspendue ma vie en relief et couleurs
Et dans la cheminée quelques braises couvent encore sous la cendre grisâtre
Je suis cette maison aujourd’hui décrépie
Qui fût belle sans doute mais fatiguée aussi, des allées et venues des gens qui passent, entrent et sortent sans prendre la peine de laisser sur le seuil la poussière de leurs godasses.
Je suis cette maison qui sent bon les tartines et la soupe qui cuit sur le coin de mon âme
Je suis cette maison conquise abandonnée
A l’indifférence des passants qui passent …
Coup d’envoi aujourd’hui du projet jardin !
Après tout ce temps passé à monter le projet et rassembler les fonds nécessaires à cette réalisation, aujourd’hui on peut dire « c’est parti ! ».
Pour les participants, l’aventure commence.
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Projet “Parc des Baumettes”
Contexte général

Situé au cœur de Renens, l’EMS des Baumettes est un lieu de vie et d’accueil pour personnes âgées. Outre sa mission gériatrique, l’EMS des Baumettes partage ses locaux avec une structure d’accueil de la petite enfance. Ces deux structures partagent ensemble un parc de 1800 m2, permettant ainsi un lieu de rencontres et d’échanges intergénérationnels.
Sous la direction de M. Christian Fonjallaz, l’EMS des Baumettes se prépare à une future restructuration de son site, avec la construction de deux nouveaux immeubles pour début septembre 2008, ainsi que le réaménagement de son parc. C’est dans ce contexte que se greffe le projet de Rebond’Art.
Objectifs
L’association Rebond’Art s’est associée au projet des Baumettes pour le réaménagement du parc. L’objectif est double :
- Permettre aux participants de l’atelier Rebond’Art de vivre une expérience enrichissante et reconnue socialement au sein d’un projet communautaire.
- Permettre à l’EMS des Baumettes de repenser son parc pour promouvoir un lieu d’échange entre les personnes âgées, la petite enfance, ainsi que les habitants du quartier des Baumettes et environ.
L’association Rebond’Art a pris contact avec un expert en matière de réaménagement végétal, M. Pascal Amphoux, bien connu dans la région lausannoise puisqu’on lui doit notamment la mise en place des festivals des jardins qui ont permis le réaménagement de plusieurs parcs lausannois. Ce dernier a réalisé une étude préalable du réaménagement de l’entier du site des Baumettes dans son environnement urbain.
L’association Rebond’Art va dès lors mettre en place un atelier avec une dizaine de participants qui vont pouvoir mettre en œuvre les lignes directrices de la proposition de M. Amphoux, tout en y apportant leurs propres idées et envies.
Souvent peu connu, l’art végétal recèle pourtant de nombreux atouts. En révélant le paysage urbain et en modifiant le regard du badeau, l’aménagement végétal, qu’il soit sous forme de jardins éphémères ou de jardins manifestes (cf. P. Amphoux), a de l’influence sur l’investissement des lieux publics. Dans son objectif d’intégration des personnes âgées dans la vie communautaire de la ville de Renens, l’EMS des Baumettes a donc pour objectif de faire de son parc un lieu de rencontre et de partage.
L’association Rebond’Art retrouve dans ce projet toutes les dimensions qui lui sont chères, c’est-à-dire l’intégration d’un travail artistique dans un projet aux dimensions profondément sociales.
L’atelier et ses participants

Les ateliers et projets mis en place par Rebond’Art sont ouverts à toutes personnes marginalisées ou momentanément en situation difficile, en lien avec les institutions sociales de la région, avec lesquelles Rebond’Art collabore. A travers un projet artistique motivant, l’objectif est d’encourager l’expression de soi, la créativité et les relations entre pairs, qui sont des dimensions importantes pour une forme de réinsertion sociale et professionnelle.
D’autre part, les résidents de l’EMS des Baumettes seront conviés à participer au projet, que ce soit à travers des idées, suggestions ou une aide plus concrète dans la mise en œuvre du projet.
Planning
- 23 octobre: rencontre entre le comité de Rebond’Art, MM Fonjallaz et Amphoux pour compte-rendu d’étude et choix des axes retenus
- fin octobre: envoi des dossiers de demande de fonds
- fin novembre: définition de l’atelier, choix des interventions et de l’animateur d’atelier responsable
- janvier 09: recherche des participants et inscriptions
- mars 09: début de l’atelier
- août 09: présentation publique du résultat de l’atelier
- septembre 09: fin de l’atelier
- novembre-décembre 09: évaluation de l’atelier et compte-rendu
Couleur ou sépia ?





Giulia … Mon amour de petite fille. Elle aura 5 ans au mois d’août !
Des photos qui ne resteront pas longtemps ici puisque j’ai pour principe de ne jamais mettre de portraits. Mais, je ne résiste pas à vous la présenter !

Grand soleil mais petite forme. Pas quitté ma couette depuis 3 jours ! Je viens ici me faire plaindre, faire ma Caliméro « C’est trop injuste !! »
PS : Cherche nounours désespérément !!
J’avais mis ma robe rouge.
Un pas encore nous séparait
En silence nous nous sommes défiés, le menton haut, le regard fier comme avant une bataille
C’est toi qui as franchi la distance. Tes mais sur mes hanches pendant que mes jambes t’enlaçaient. Nos corps aimantés pour les épousailles du feu sauvage.

Pour se distraire, faire un inventaire
Prendre le dictionnaire, soupeser, traquer les mots …
Absent accord accoucher âme amour amant aimant ample ange ardent babillage baladin baluchon bamboula baobab câlin chimère chuchoter clafoutis clapotis colchique dans les près.
Glouton goulue glaise goinfre gorge …
Faire des cabrioles
Peindre ses ongles de pieds
Regarder la neige tomber
Ecouter la musique
Danser
Devant le miroir … faire des grimaces, tirer la langue, loucher
Découper, déchirer, coller le papier
Debout sur le lit, sauter
Tirer les rideaux, allumer des bougies, couler un bain chaud … Rêver
Allumer un feu dans la cheminée
Mettre les mains dans la farine
Se lever, faire le tour de la chambre, ouvrir la fenêtre, respirer
Venir là, l’écrire … Comme-ci c’était fait.

Au crépuscule de la mémoire, si nous devions nous revoir, nous parlerons à nouveau et vous me chanterez un chant plus ample.
Si nos mains se rencontrent dans un autre rêve, nous lancerons une autre tour dans le ciel.
K. Gilbran

Un billet d’Héléna me pousse ici. Longtemps que la colère couve en moi. Mais, ne pique pas une colère qui veut. Je fais partie de ceux qui encaissent, qui pardonnent … Les « trop bons trop cons » en quelque sorte. Je passe un temps fou à chercher des excuses aux autres. Erreur !! Ça vous empoisonne, ça vous bouffe de l’intérieur. Ça vous rend petit en dedans, rabougri, ratatiné. Ça vous fripe le moral, ça vous pourri la vie !
Si je faisais ici l’inventaire de toutes les saloperies, les tromperies, les mensonges … Tous les malpropres, les vauriens, les lâches, les égoïstes, les manipulateurs, les utilisateurs vous savez, ceux qui vous prennent quand ils ont besoin de vous et qui vous jettent après … les minables … Minables … Tous les minables …
Oui, je pourrais crier … comme Arno…
Et il y a une rage, une colère dont je ne décolère pas, depuis trop longtemps, chaque jour.
Les voyous en col blanc
Aucune excuse pour les voyous en col blanc, ceux qui nous donnent des leçons à longueur d’année, qui ont des haut le cœur devant un tag sur un mur, qui regardent d’un air supérieur le voleur d’oranges. Ceux qui disent « la racaille dehors », les nettoyeurs au karcher, les préchi-préchas à la bonne conscience, ceux qui disent qu’ils faut construire des prisons, qui tournent le dos devant un mendiant et rejoignent leur grosse bagnole les mains sales dans les poches.
Vous messieurs les voyous sûr de vous. Vous vous croyez des hommes parce que vous jouez au monopoly grandeur nature. Minable. Vous faites un peu moins les mariolles aujourd’hui, maintenant que vos malversations s’étalent au grand jour. Vous n’avez pas que l’argent sale, les mains sales, vous êtes sale de la tête au pied.
Avant vous, Oh le monde n’était pas parfait, loin s’en faut. Mais, depuis vous, à chaque fois que je mets ici une photo de ce beau pays, je suis obligée de penser à vous.
Je ne suis plus que nausée et dégout.